Notre fin de parcours en Inde est toute chamboulée... un peu comme nous. Bizarrement, ça coïncide  avec un retour vers le style de vie occidental... l’équipe d’enquetedumonde aurait-elle déjà franchi le point de non-retour ?


Allez, débutons le check-up ! Faites «Ahhh...»


De Bundi à Agra, nous avions prévu une demi journée entre un train et un bus pour visiter la ville de Mathura (sorte de mini Varanasi/Bénarès, la ville où les hindouistes amènent les corps des défunts pour être brûler sur les ghats au bord du Gange). Mathura est également un lieu important puisque ce serait là que le dieu Krishna serait né.

Le programme bien ajusté (à la minute près, forcément) devait donc nous donner la possibilité d’observer de plus près l’hindouisme et l’un des ces hauts-lieux.

C’était sans compter sur deux paramètres :


  1. 1)La pluie. Bon, maintenant, on assure face à la mousson et c’est bien connu notre perpétuel grand sourire ébloui tel un soleil... donc la pluie, on s’en serait accommodés.


  1. 2)Le vrai problème, c’est les agents ferroviaires de l’Indian Railway. Leur pointillisme n’a d’égal que leur méconnaissance du mode «voyage sac au dos». En effet, chargés comme des mules, nous voulions (comme à Chittorgarh où l’on fût très bien accueillis) payer une consigne fermée afin que nos sacs soient en sécurité le temps de la visite. Le problème vient du zèle ! Cinq agents wui nous expliquent pendant 20 minutes qu’ils n’accepteront les sacs qu’une fois toutes les fermetures cadenassées (on a compté, on aurait eu besoin de 9 cadenas) et qu’au besoin ils en vendent à la gare, ont eu raison de notre volonté.


Tant pis, nos sacs sous le bras (tu parles, on est pas encore des sherpas)... sur le dos, on grimpe dans un bus un assemblage douteux de ferraille pour Agra.


Spectaculaire. C’est ainsi que l’on qualifiera notre arrivée dans notre chambre avec vue sur l’un des plus beaux monuments de notre planète...

Pas le temps de rêvasser, on a entendu qu’il y avait un McDo tout près... Après 31 jours à la sauce indienne, on a une intolérable envie de frites ! On remercie la mondialisation galopante en Inde et les généreux investisseurs américains.


Réveil aux aurores pour nous rendre sur la rive opposée de la rivière Yamuna pour observer le Taj. Spectaculaire. Preuve à l’appui en vidéo.


On poursuit vers l’«étrangement» nommé «Baby Taj», un autre ravissant mausolée, plus tranquille, mais sans commune mesure avec le vénéré Taj Mahal !


La température grimpe, on s’octroie les services d’un cycle-ricksaw pour le retour.... Spectaculaire, de voir un gars de 40 ans aux 40 kilos tout mouillé, pédaler par 40°, pour véhiculer deux fainéants aux jambes... meurtries (on le rappellera jamais assez). On salue au passage tous ces athlètes que compte l’Inde et on invite les managers des équipes de cyclisme à recruter ailleurs que dans les centres de désintox les maillots jaunes de demain.


Un voyage en Inde ne serait être complet sans un aperçu de son art cinématographique. Bollywood, on est fan. A découvrir dans nos découvertes ici. En piqûre de rappel, on re-craque pour un nouveau McDo, on s’est jamais où et quand on en retrouvera.


Réflexion erronée et trop grande précipitation. Au petit matin, avant notre visite du Taj, c’est des crampes d’estomacs qui nous réveillent... Spectaculaires. Aie, ça sent mauvais (au sens figuré... bien sûr). Allons-nous être les victimes de la trop fameuse «tourista» indienne pour avoir préférer la si-sûre-et-contrôlée-par-des-normes-strictes-et-sévères nourriture de McDonald ? Oui, et pas qu’à moitié !


Déterminés, on se rend à l’entrée du Taj. On prend un autre coup dans l’estomac : Bourriquet est personna non grata et doit être consigné. Braillements de mules mais rien n’y fait. Le Taj, c’est pas un endroit pour les ânes.


La visite ? En un mot : spectaculaire. Bien que nous garderons en nous l’image du Taj de la veille où nous l’avions pour nous. Notre moment unique.


«Pis alors la raison du titre «Taj Malade» ?» On n’y vient. Retour aux pas de course pour se cloîtrer dans la chambre. On joue à la chaise musicale, en variant de couleurs et de températures, jusqu’au levé du soleil.


A estomac bien vidé, programme revu et corrigé. Notre séjour en Inde se terminera en chambre. Pas de visite de Dehli, la prochaine fois.


Alors, spectaculaire le Taj Malade ?



Pour voir les photos cliquez ici !

 

Taj Malade

dimanche, 31 juillet 2011